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D’où vient la Lumière?

D'où vient la Lumière?
Pour nous chrétiens elle est venue en Jésus de Nazareth, Ressuscité, Seigneur. Comment l’avons-nous appris? Par le témoignage d’hommes et de femmes qui ont témoigné de Jésus. Dans ma propre vie, ce furent mes éducateurs, mes professeurs, religieux, certains laïcs, engagés à nous indiquer le chemin.

Je lis ce matin un bel article dans l’Osservatore romano, le journal du Vatican. On y lit ce qui est probablement une homélie du pape François titrée «Les douze colonnes». Il décrit ce qu’est un évêque et je vous le recommande. Pas de théologie savante, mais une parole simple, directe, que tout le monde peut comprendre.

Au moment où le diocèse de Joliette reçoit son nouvel évêque, Mgr Raymond Poisson, cet article nous aide à comprendre son rôle le plus important dans l’Église: être un homme de prière et un témoin de Jésus. Moi, je suis un simple bénévole dans l’église de Joliette, et ça me rappelle qui je dois m’efforcer d’être quand je rencontre toute personne et particulièrement ceux et celles auxquels je suis envoyé.

Je vous invite à le lire. C’est là qu’on reconnaît dans le pape François un homme de cœur, pourquoi il est tant aimé et pourquoi sa parole est Lumière pour mes yeux!

Qu’est-ce que Noël change dans ma vie?

Qu'est-ce que Noël change dans ma vie?

Prétendre que la fête de Noël a du sens dans ma vie, c’est diriger ma vie dans un certain sens. La naissance de Jésus, la vraie, celle de sa Résurrection, exige que je fasse des choix, et que je change dans ma vie ce qui est inconciliable avec cette naissance, avec la foi en la Résurrection de Jésus.

En ce Noël, et déjà depuis quelque temps, notre famille a cessé d’acheter des cadeaux pour tout le monde, et je ne parle pas d’une paire de bas tricotés à la main ou d’un gâteau fait maison. Seuls les enfants auront eu un cadeau cette année. Notre famille trouve plus sensé ce choix; alors que beaucoup d’humains peinent à manger et à boire convenablement, les cadeaux de Noël étaient une source de consommation souvent exagérée et de gaspillage. Vivre en personne appelée à la résurrection, c’est rien de moins qu’adopter une vision du monde et un agir tendus vers la justice et la paix.

Si tu donnes un cadeau à un enfant, qu’il devienne un temps où tu t’installes par terre pour jouer avec lui. Ce temps sera le plus beau souvenir que tu laisseras de ton passage. Si tu veux que le «petit Jésus» devienne un personnage qui compte pour l’enfant, sois d’abord toi-même comme ce Jésus qui se fait petit, et entre dans le monde de l’enfant. N’est-ce pas ce que veut dire le mystère de l’Incarnation, comme on disait autrefois? Si c’est difficile à croire, l’interprétation que tu fais de ce mystère et ta façon de le vivre le rend plus croyable.

Le nom donné à Dieu pour expliquer qu’il s’est fait petit, qu’il est devenu l’un de nôtres, est EMMANUEL.  En hébreu, Emmanu- veut dire avec nous et -El veut dire Dieu. Le diminutif Emma vient certainement de là. Beau prénom, n’est-ce pas! Le nouveau Pape François me semble être un Emmanuel, un Dieu-avec-nous, car il ne cesse lui-même de se faire proche des pauvres et d’appeler toute l’Église à se convertir aux béatitudes. Heureux les pauvres…! C’était aussi la marque du prophète Jésus de Nazareth, dont on reconnaissait l’authenticité  par le fait que la Bonne Nouvelle était annoncée aux pauvres. Jésus en hébreu se prononce iéshoua et veut dire Dieu sauve. Autre beau prénom, n’est-ce pas! On peut voir le prénom reçu de nos parents comme un cadeau, une mission.

Je peux me demander quelle est ma mission, si je suis un Emmanuel, si les gens peuvent reconnaître et rencontrer Dieu à travers mes paroles et mes actes. Noël est plus qu’une tradition, c’est un nouveau monde à inventer. Et le travail ne  manquera pas pour qui veut s’engager dans cette voie.

Quelle est ton espérance?

Quelle est ton espérance?

C’est la question que l’autre me pose à Noël. Une fête qui a la vie dure, faut dire, faut croire même. Pendant plusieurs années, chez moi, quand les enfants étaient petits, l’interminable échange de cadeaux a, mine de rien, masqué le sens chrétien de la fête. Oh, c’était bien de manifester aux enfants, puis aux parents, puis au conjoint , et même au chien, l’amour les uns pour les autres. Mais on en oubliait le sens que les chrétiens des siècles passés ont voulu donner à la fête: que Dieu s’est donné aux humains en son Envoyé Jésus, qu’il se donnait même à chaque Noël et continuait de le faire tous les jours. Jeunes, nous avons appris que c’était le mystère de l’Incarnation, parce que Jean avait écrit au début de son évangile: le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire. Cette parole a toujours illuminé mes Noëls.

Mais, au fait, qu’est-ce qui illumine notre Noël? Que symbolisent les courants de lumières qui éclairent nos arbres, nos maisons, nos fenêtres, les bords de nos routes? Que le train de la consommation  s’est ébranlée, que les marchands pourront faire 20%, 30%, 40%, de leur chiffre d’affaires annuel? Ou bien qu’on va profiter du temps où les jours se sont raccourcis au nord pour s’envoler vers le sud, ne serait-ce qu’une semaine, là où l’ensoleillement nous fera oublier quelque temps nos langueurs et maux de toutes sortes?

Il me revient alors ces belles pages de l’évangile de Jean – les plus mémorables pour moi – centrées sur  l’affirmation de foi qui fait dire à Jésus: Je suis la lumière du monde. Cette toute petite parole explose au milieu du récit de la femme adultère et de celui de la guérison d’un aveugle. La femme adultère représentait pour les Juifs du temps de Jésus cette portion du peuple de Dieu qui avait plus ou moins renié la foi au Dieu Unique, tels les Samaritains, et ses accusateurs étaient ces purs qui avaient résisté à la tentation d’abandonner les  chemins de leurs pères. Et qui ne comprendra pas que l’aveugle guéri a représenté de tout temps chaque personne qui ne sait plus où elle s’en va, qui ne sait plus distinguer sa gauche de sa droite? Celui qui vient à ma suite ne marchera pas dans les ténèbres: il aura la lumière qui conduit à la vie, écrit encore Jean, de son Maître.

Ces deux récits, plantés au beau milieu de l’évangile, veulent répondre à la question de l’identité de Jésus: qui est-il celui qui prétend pardonner les péchés autant que guérir les malades? Pour toute réponse, Jésus prétend parler et agir de son Père qui l’a envoyé et que lui seul connaît. Paroles insupportables pour les purs qui méditent de lapider Jésus.

Dans ces récits, on montre un Jésus qui redonne la vie à deux personnes. Si le Jésus auquel je crois est bien la lumière du monde, quel éclairage projette-t-il dans ma vie? Quelle lumière ma vie apporte-t-elle aux personnes qui me voient vivre? Noël devrait être un temps particulier où, au delà des récits d’enfants, nous racontons notre histoire personnelle avec Dieu, de baptisé, de personne re-née. Au baptême, la marraine et le parrain n’allument-ils pas un cierge pour symboliser la foi en Jésus, lumière du monde?

Devenu adulte dans la foi, suis-je capable de dire à l’autre, et surtout à mes enfants et petits-enfants, quelle espérance illumine ma vie, qu’est-ce que ça change pour moi que Dieu soit venu habiter notre monde?