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Visite ad limina des évêques

Visite ad limina des évêques

Je devrais ajouter au titre «catholiques québécois». La visite «ad limina» exige que les évêques aillent rendre compte au pape de la situation de leur Église aux cinq ans. C’est le temps de faire nos messages au chef de l’Église, François.

Des catholiques  regroupés dans un mouvement, appelé le Parvis de Québec, nous proposent d’appuyer une lettre demandant aux évêques qui nous évangélisent, nous enseignent et nous guident, d’autoriser l’Église du Québec de vivre des premières expériences d’accès de femmes au sacerdoce. 

J’ai travaillé pendant 30 ans avec plusieurs femmes en pastorale et je soutiens que si les femmes faisaient la grève actuellement, la mission d’annonce de l’Évangile serait gravement compromise dans l’Église du Québec. C’est pourquoi je vous demande, en tant que croyante et croyant en Jésus Christ, de lire la lettre et d’envoyer par courriel votre appui, si c’est votre cas bien sûr, en n’oubliant pas de donner votre adresse. N’ayez crainte, vous ne serez pas inquiété par la suite!

Je pense qu’un chrétien ou une chrétienne ne peut garder le silence devant une tradition qui n’a plus sa raison d’être ici et maintenant au Québec. Si vous avez encore un tout petit brin de foi en Jésus, faites-le maintenant: ça ne prendra  que 10 minutes de votre temps.

Pour lire la lettre d’appui sur le site du Parvis de Québec.
Envoyer un message pour signifier votre appui.
Pour tout savoir sur le combat des femmes vers la pleine reconnaissance dans l’Église, visitez Femmes et ministères.

Peut-on rester indifférents?

Peut-on rester indifférents?

Quand je lis que Dalila Awada poursuit pour diffamation Louise Mailloux et Vigile.net et demande réparation pour dommages moraux  et punitifs, je me me demande comment il se fait que je n’ai pas entendu cette personne éprise de nos valeurs de liberté et d’intégrité s’indigner des actions criminelles de Boko Haram à l’endroit de jeunes filles du Nigéria. Madame Awada a-t-elle la TV? Lit-elle les nouvelles? Son agenda lui permet-il de donner un peu de temps à la cause des femmes abusées d’Afrique? Son admiration pour notre société de droit et de liberté laisse-t-elle une place pour l’indignation devant de telles actions ailleurs dans le monde, autrement plus destructrices de la personnes que la prétendue association de sa propre personne avec la mouvance intégriste?

J’apprends que le nom « Boko Haram » signifie « L’éducation occidentale est un péché ». Madame Awada, peut-on savoir ce que vous pensez de ce groupe? Pourriez-vous  nous dire ce que l’Imam de votre mosquée en pense? Avez-vous le droit de dire ce que vous pensez de ce groupe?  J’aimerais mieux connaître les différentes façons de penser des personnes qui se réclament de l’Islam.

Certains pays où se donne l’éducation occidentale, dont le Canada, les États-Unis d’Amérique, la Grande Bretagne, la Chine et la France, sont assez indignés pour offrir leur aide et se porter au secours des fillettes et adolescentes, au risque de s’embourber une nouvelle fois dans un pays qui n’est pas le leur, au risque de s’aliéner encore l’opinion internationale.  Ai-je manqué une nouvelle qui rapporterait qu’un pays arabe et/ou musulman a décidé de se porter au secours de ces jeunes femmes? La vie d’une fillette a-t-elle de la valeur pour ces derniers? J’aimerais voir des gestes concrets de leur part. J’ai lu que la plus haute autorité de l’Islam sunnite, Al Azhar, a appelé Boko Haram à libérer les filles. Les mots, c’est bien, mais quand des actions suivent les paroles, c’est mieux.

Je poursuis cette réflexion avec Boko Haram et ben Laden: même guerre.

 

 

Le chat sort du sac

À la veille du jour où le gouvernement sortira le projet de loi  sur la Charte des valeurs québécoises – bien mal nommée à mon avis – , des acteurs sociaux révèlent les enjeux importants pour eux.

Le gouvernement québécois, après de longues semaines de débats, semble avoir fait son lit: il reste ferme dans son intention d’interdire le port de signes religieux ostentatoires, même dans le monde de l’éducation et des hôpitaux, sauf une période transitoire. Lire cet article du Devoir.

Hier, deux organismes, le Collectif québécois contre l’islamophobie (CQCI) et le Conseil musulman de Montréal (CMM), dénonçaient l’augmentation des actes d’islamophobie. Évidemment condamnables ces actes, mais également prévisibles car il y aura toujours des extrémistes ou des «malades» pour donner libre cours à leur délire. Exemple: le cas de tentative d’attentat d’un dénommé Bain le soir de l’élection de Pauline Marois que les anglophones libéraux ont sûrement désapprouvé. Ces deux organismes, qui parlent cependant au nom d’une minorité de musulmans, ont peur d’aborder le fond de la question: le traitement que l’Islam réserve aux femmes. Ils se servent de la liberté d’exercer leur religion reconnue par nos chartes pour imposer aux femmes une tutelle qui a justement été condamnée et abandonnée par les mêmes chartes. Je croirai à leur bonne foi quand des musulmans mâles se mettront à porter le voile et, plus sérieusement, quand ils dénonceront les groupes ou les régimes qui font la promotion de la charia. Qu’on se le tienne pour dit: nous vivons dans un pays qui a reconnu aux femmes un statut social égal à celui des hommes et ne sommes pas prêts à des accommodements sur cet enjeu. L’avocat Julius Grey vient appuyer cet apparent concert de voix pour dénoncer l’augmentation de l’islamophobie, avec force statistiques. Pourquoi, en disant que  l’islamophobie augmente dans tout l’Occident, ne se donne-t-il pas la peine de considérer les statistiques en Égypte et d’autres pays arabes où plus de la moitié des citoyens luttent aussi contre l’islamisme? Monsieur Grey, y a-t-il proportionnalité entre les quolibets adressés aux femmes voilée ici au Québec et les viols collectifs de femmes qui osent manifester publiquement leur opposition aux lois inspirées de la charia en Égypte? Nous n’avons peut-être pas beaucoup voyagé, mais nous lisons les journaux et regardons la télé. L’Islam, pour respectables que soient les religions à mes yeux, doit se départir de son aile politique qui est l’islamisme. Les  Québécois ont remis les chefs religieux catholiques à leur place, ils ne vont pas les remplacer par des islamistes.  Je conseille aux Musulmans modérés de questionner les représentants du CQCI et du CMM et leur demander s’ils sont prêts à aller au delà des dénonciations, pour se critiquer eux-mêmes et s’adapter à nos mœurs et nos lois.

Il est intéressant de lire ce que dit une femme issue de la société arabo-musulmane, une algérienne nommée Wassyla Tamzali.  Le « féminisme islamique » est une pure création de l’Occident, affirme la féministe algérienne Wassyla Tamzali. L’auteure de Burqa? s’inquiète de ce que le Québec se dirige vers « la voie du milieu » pour son projet de charte de la laïcité, toute dilution du concept ouvrant la porte « au fanatisme religieux ».

Je mets davantage de crédibilité à ses propos concernant l’Islam qu’à ceux de Julius Grey. Et je me demande, par ailleurs, à quels motifs obéit l’avocat  pour s’opposer ainsi au projet du gouvernement québécois. Est-ce vraiment  la défense de la veuve et de l’orphelin?