Pouvons-nous faire la sourde oreille?

J’ai entendu aujourd’hui l’appel à l’aide de Françoise David au nom des femmes et des enfants victimes de la famine, elle-même  engendrée par les guerres entre factions politiques au Soudan du sud, en Somalie, dans le nord-est du Nigéria et au Yemen.

Cette femme m’a inspiré une grande admiration quand elle avait pris le leadership de la Marche des femmes. À mon avis, après avoir joint le parti Québec Solidaire et donné du meilleur d’elle-même, elle semble avoir touché nos limites québécoises de la politique. Les Québécois aussi sont capables de rivaliser au lieu de s’unir autour d’un objectif. Malgré leurs richesses et la tradition démocratique, ils sont bien capables de petitesses pour ne pas dire de bassesses. Car quels pays fabriquent et vendent des armes aux belliqueux d’Afrique? Pouvons-nous dire que nous avons les mains blanches?

Alors, voici qu’après sa démission comme porte-parole de QS, elle choisit d’appuyer une cause humanitaire: combattre la famine en Afrique avec des ONG comme Développement et Paix ainsi que OXFAM. C’est aujourd’hui qu’il faut le faire, dit-elle. Pas le temps de budgeter.  La mort d’enfants n’attend pas. Et qu’est-ce que représente 10$ dans mon budget (même pas un repas familial) alors que ça peut nourrir une famille de 6 africains pendant plusieurs semaines?

Il y a plusieurs mois déjà que cette famine est annoncée, par exemple par le journal Le Monde. Devant l’urgence de la situation, le gouvernement canadien double nos dons jusqu’au 30 juin. Il ne faut pas attendre.

Crédit image: Fotolia/Auteur : Riccardo Niels Mayer

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