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Là où est le désespoir, que je mette l’espérance. Prière de St-François

L’unité des chrétiens

Le 21 novembre 1964, le Concile Vatican II adoptait le décret sur l’œcuménisme, orienté vers la restauration de l’unité entre les communautés chrétiennes. L’unité des chrétiens était d’ailleurs l’une des raisons de ce concile dit œcuménique (le mot, en grec, veut dire de toute la terre habitée). Les querelles et divisions politiques et théologiques constituaient un scandale pour le monde parce que les communautés chrétiennes se réclamaient toutes du même Christ et Seigneur, mais agissaient comme des rivales; d’aucuns ne se gênaient pas pour justifier ainsi les guerres civiles ou entre nations. Déjà avant le concile, on avait pris conscience que ces divisions faisaient obstacle à la prédication de l’Évangile.

Las semaine du 18 au 25 janvier est vécue comme un temps fort de prière pour la recherche de l’unité. Le site internet Unité chrétienne nous fait un historique et parle d’un des pionniers de ce mouvement: l’abbé Paul Couturier.

Au Québec, le Père jésuite Irénée Beaubien sera une figure de proue chez les catholiques dans le développement du dialogue œcuménique.

Toutes mes années d’enseignement au secondaire, j’ai utilisé un des fruits de ce mouvement, la Traduction œcuménique de la Bible, mieux connue sous l’acronyme TOB.  C’est celle que j’ai régulièrement utilisée, bien que la Bible de Jérusalem n’était jamais loin de mon espace de travail.

Wikipedia propose un survol de l’œcuménisme; c’est bien si on veut commencer à se faire une idée du mouvement. Et je le recommande à ceux qui vont jusqu’à penser que les religions sont la cause des guerres!!! Je suis plutôt de ceux qui ont choisi de voir les efforts qui ont été faits pour cheminer vers l’unité dans un monde divisé.

En haut de la page, marge de droite, unissez-vous à la prière de ce dimanche 18 janvier et à chaque jour de la semaine. On rêve de paix dans le monde et chez nous. Mais le chemin de la paix débute dans la transformation de notre cœur et par des petits pas.

 

 

Message de Noël de François à la Curie

Message de Noël de François à la Curie

Je remercie un bon ami de m’avoir envoyé le texte des vœux de Noël du pape François à ses collaborateurs, membres de la Curie romaine. (Traduction française de la-croix.com)

Il ne me surprend guère, puisque nous l’avons tous vu à l’oeuvre depuis près de 2 ans. Un autre ami m’en avait envoyé un résumé fait par N. Winfield pour Associated Press, dès le 22 décembre, mais, je le confesse, je l’ai reçu comme quelque chose de convenu, sans me laisser vraiment interpeller. Le texte est disponible en anglais et 3 autres langues sur le site du Vatican: j’imagine qu’il sera publié en français dans quelque temps.

Lire ces vœux me pousse à aller plus loin et à examiner quel disciple de Jésus Christ je suis moi-même. Je n’ai pas échappé à certains péchés ou tentations que le pape dénonce. Je suis conscient aussi que de ma propre foi en Jésus et de mon propre témoignage dépend la foi de l’humanité, ici même dans ma maison, dans ma famille, dans ma communauté.

Je vois dans le message de François non pas une condamnation des membres du personnel de la Curie (évêques, prêtres et laïcs), mais un appel à la conversion, à mettre Jésus Christ au centre de leur vie. Ils peuvent être tentés de réduire leur mission ou leur service à être des fonctionnaires, à faire des beaux discours, à exercer leur pouvoir derrière un bureau ou parader dans leurs habits distinctifs. La vérité, c’est que chaque évêque, chaque prêtre, chaque agent de pastorale, parmi lesquels je me compte, doit prendre au sérieux cet appel et manifester d’une façon ou l’autre qu’il a été touché personnellement et interpellé. Il reste à se mettre en marche pour faire les changements nécessaires dans notre Église et dans notre vie personnelle.

Encourageons-nous donc à ne pas désespérer de l’humanité et de l’Église. Et continuons de prier ardemment pour le pape François, pour nos évêques et les uns pour les autres.

Prière pour ma tante Claire

Ma tante Claire est décédée le 11 décembre dernier, à l’âge de 90 ans, non sans connaître la douleur de voir mourir son mari et deux de ses filles. En cette circonstance, il est coutume de dire qu’on va prier pour une personne chère décédée. Parfois, on le dit aussi pour une personne malade, pour laquelle on doute que la médecine puisse faire quelque chose. Mais aujourd’hui, je prie pour quoi?

Dans ma vie, j’ai vu ma tante et échangé quelques mots avec elle à peu près une fois par année, mais le regard de cette femme disait tout: bonté sans faille, inquiétude pour les siens, courage dans les épreuves. Si on songe à ce qu’il faut de vaillance pour mettre au monde neuf enfants, elle représentait pour moi l’humanité dans toute sa force.

Je prie donc pour ma tante Claire qui, je crois, vit toujours.
Je prie que le Père l’accueille avec les qualités que je lui reconnais et bien d’autres que j’ignore.
Je prie qu’elle vive à jamais en accord avec sa foi profonde en Jésus.
Je prie qu’elle ne cesse de vivre dans le cœur de celles et ceux qu’elle aime.
Je prie que les paroles entendues de sa bouche soient remémorées et guident ses enfants sur leur propre chemin.
Je prie enfin que ses enfants et sa famille élargie ouvrent davantage leur cœur à l’immense amour du Père et en soient des témoins dans leur vie quotidienne.

Ce billet est dédié aux enfants de Claire: Pierre, Louis, Marc, Colette, Céline, Jacques, Julie, ainsi qu’à Lise et Carmen, décédées, qui partagent la vie de leur père et mère.

Votre cousin, Michel.