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Jeunes et croyants

Mon ami Yvon Théroux m’envoit cette annonce d’un livre paru récemment qui, je pense, peut-être bien reçu d’une personne à la recherche d’une spiritualité renouvelée.

Par : Lévesque, Norman, Jean, Valérie, Fesenmayr, Jürgen, Gendron, Sébastien, Soeur Lucie-Caroline, Roy, Alain, Théroux, Yvon
Éditeur : Médiaspaul Canada  /  ISBN : 9782897601850  /Pages : 176

Disponibilité : à info@méditationchretienne.ca ou/et 450-446-4649

ou sur le site mediaspaul.ca
Section : Œuvres numériques; Catégorie : SPIRITUALITÉ; Sous-Catégorie : Témoignages / récits
Parution : 2018-06-15 / PRIX : 16$

Description

Un panorama vivant et actuel de la foi chez des jeunes de tous horizons et de leurs attentes.

Un avant-propos intéressant en vue du Synode d’octobre prochain sur les jeunes et la foi.

Cinq trentenaires prennent la parole pour évoquer leur foi chrétienne, centrale dans leur vie. Une foi souvent issue d’une conversion plutôt qu’héritée de leurs parents ; une foi qui se traduit dans des vocations variées ; une foi soucieuse d’œcuménisme et des enjeux sociaux contemporains. Une foi assumée et ardente. L’abbé Alain Roy relit avec nous leurs témoignages et en dégage les traits annonciateurs d’un nouveau visage du christianisme.

Jürgen Fesenmayr est enseignant en français et en éthique et culture religieuse au secondaire. Sébastien Gendron est détenteur d’une maîtrise en théologie et coordonnateur de la pastorale pour le diocèse de Gaspé. Valérie Jean est depuis peu engagée dans le mariage. Norman Lévesque est directeur du Réseau des Églises vertes. Sœur Lucie-Caroline est membre des Fraternités monastiques de Jérusalem.
Alain Roy est prêtre depuis 1980. Il a dirigé le Service de pastorale liturgique et sacramentelle du diocèse de Montréal. Il est actuellement curé de la paroisse Saint-Joachim de Pointe-Claire. Auteur apprécié, il tient un blogue et a publié le livre Une Église sans domicile fixe (Médiaspaul, 2010).

Les Inuits et la chasse au phoque

Le 31 mars, au canal ICI-Explora, j’ai enregistré un documentaire intitulé Inuk en colère. Lire la description ici.  J’ai attendu d’être mentalement prêt pour le regarder. Et quand je l’ai fait, ça m’a bouleversé. En résumé, la réalisatrice Alethea Arnaquq-Baril, diplômée en droit, raconte quelles conséquences sur la vie des Inuits ont provoqué les campagnes de boycottage des produits fabriqués en peau de phoque. Tout ce battage a commencé par les protestations de groupes de protection des animaux, moussées par des personnalités, dont Brigitte Bardot et Paul McCartney, autour de l’abattage des blanchons dans l’Atlantique.

Crédit photo: ONF

Alethea raconte les vains efforts des Inuits pour communiquer avec des groupes comme Green Peace, l’IFAW et la HSUS pour plaider la cause des Inuits pour qui la chasse au phoque fait partie de leur mode de vie. Elle explique comment l’interdiction par l’Union européenne reconduite en 2015, ainsi que par d’autres pays dont les États-Unis, d’i

mporter des produits faits de peaux de blanchons, a fait chuter le prix des peaux de phoques et des produits dérivés privant ainsi les Inuits d’un revenu de subsistance. Les Inuits ont fait des représentations auprès de l’Union européenne pour abolir l’interdiction, expliquant que la chasse aux phoques fait partie d’un mode vie durable. N’est-il pas ironique qu’au même moment les sociétés pétrolières mènent des opérations d’exploration près des côtes de l’Ile de Baffin et du Groenland nuisant gravement à la faune marine.

Leur campagne de sensibilisation auprès des électeurs européens n’a pas obtenu suffisamment d’écoute pour empêcher que l’interdiction soit renouvelée. Ce que je viens de décrire motive le titre du film, mais je trouve que les Inuits ont été d’une sagesse et d’un calme tout à fait extraordinaires. Il faut vraiment le voir. On se désole parfois quand on apprend que le taux d’alcoolisme et de suicide dépasse de loin celui des autres groupes canadiens. La perte d’un moyen de subsistance important et d’un revenu décent pour vivre n’est-il pas source de découragement pouvant conduire à ces graves problèmes? On ferait la même chose à un groupe de producteurs québécois que je ne serais pas surpris de voir les mêmes conséquences.

Faites une expérience. Tapez Chasse aux phoques sur Google images.
Les résultats vous montrent des bébés phoques. Qui peut s’imaginer que l’abattage des blanchons serait le fait des Inuits? que ceux qui ont vécu des milliers d’années avant nous auraient ainsi saccagé leur propre garde-manger? Ces images sont le témoin de campagnes médiatiques (très lucratives pour les groupes environnementaux) qui s’appuient uniquement sur les émotions et pas du tout sur une approche scientifique. Certains travailleurs de ces groupes se sont d’ailleurs excusé des dommages causés aux populations inuites. Quels gestes de réparation poseront-ils ?                                         Crédit photo: http://www.marcelgreen.com

Ce film n’est pas sans évoquer nos propres luttes pour un développement durable dans des questions comme le transport des hydrocarbures ou l’agriculture biologique.
Pouvons-nous rester indifférents devant ce que vivent les Inuits qui occupaient le territoire canadien bien avant nous et pour qui que la chasse aux phoques a été un moyen de subsistance essentiel? On peut se demander par exemple jusqu’à quel point nos campagnes contre la chasse aux phoques n’est pas à l’origine de la baisse importante des populations de morues privant d’importants revenus les pêcheurs autant québécois que des provinces maritimes.

 

 

Crédit photo:
https://www.facebook.com/Association-des-Chasseurs-de-Phoques-intra-Qu%C3%A9bec-232391896832412/

Pouvons-nous faire la sourde oreille?

J’ai entendu aujourd’hui l’appel à l’aide de Françoise David au nom des femmes et des enfants victimes de la famine, elle-même  engendrée par les guerres entre factions politiques au Soudan du sud, en Somalie, dans le nord-est du Nigéria et au Yemen.

Cette femme m’a inspiré une grande admiration quand elle avait pris le leadership de la Marche des femmes. À mon avis, après avoir joint le parti Québec Solidaire et donné du meilleur d’elle-même, elle semble avoir touché nos limites québécoises de la politique. Les Québécois aussi sont capables de rivaliser au lieu de s’unir autour d’un objectif. Malgré leurs richesses et la tradition démocratique, ils sont bien capables de petitesses pour ne pas dire de bassesses. Car quels pays fabriquent et vendent des armes aux belliqueux d’Afrique? Pouvons-nous dire que nous avons les mains blanches?

Alors, voici qu’après sa démission comme porte-parole de QS, elle choisit d’appuyer une cause humanitaire: combattre la famine en Afrique avec des ONG comme Développement et Paix ainsi que OXFAM. C’est aujourd’hui qu’il faut le faire, dit-elle. Pas le temps de budgeter.  La mort d’enfants n’attend pas. Et qu’est-ce que représente 10$ dans mon budget (même pas un repas familial) alors que ça peut nourrir une famille de 6 africains pendant plusieurs semaines?

Il y a plusieurs mois déjà que cette famine est annoncée, par exemple par le journal Le Monde. Devant l’urgence de la situation, le gouvernement canadien double nos dons jusqu’au 30 juin. Il ne faut pas attendre.

Crédit image: Fotolia/Auteur : Riccardo Niels Mayer