Pouvons-nous faire la sourde oreille?

J’ai entendu aujourd’hui l’appel à l’aide de Françoise David au nom des femmes et des enfants victimes de la famine, elle-même  engendrée par les guerres entre factions politiques au Soudan du sud, en Somalie, dans le nord-est du Nigéria et au Yemen.

Cette femme m’a inspiré une grande admiration quand elle avait pris le leadership de la Marche des femmes. À mon avis, après avoir joint le parti Québec Solidaire et donné du meilleur d’elle-même, elle semble avoir touché nos limites québécoises de la politique. Les Québécois aussi sont capables de rivaliser au lieu de s’unir autour d’un objectif. Malgré leurs richesses et la tradition démocratique, ils sont bien capables de petitesses pour ne pas dire de bassesses. Car quels pays fabriquent et vendent des armes aux belliqueux d’Afrique? Pouvons-nous dire que nous avons les mains blanches?

Alors, voici qu’après sa démission comme porte-parole de QS, elle choisit d’appuyer une cause humanitaire: combattre la famine en Afrique avec des ONG comme Développement et Paix ainsi que OXFAM. C’est aujourd’hui qu’il faut le faire, dit-elle. Pas le temps de budgeter.  La mort d’enfants n’attend pas. Et qu’est-ce que représente 10$ dans mon budget (même pas un repas familial) alors que ça peut nourrir une famille de 6 africains pendant plusieurs semaines?

Il y a plusieurs mois déjà que cette famine est annoncée, par exemple par le journal Le Monde. Devant l’urgence de la situation, le gouvernement canadien double nos dons jusqu’au 30 juin. Il ne faut pas attendre.

Crédit image: Fotolia/Auteur : Riccardo Niels Mayer

Économie sociale

J’avais 25 ans lorsque j’ai fait connaissance avec une entreprise d’économie sociale. J’étudiais en théologie à l’Université de Montréal et j’ai côtoyé des personnes engagées dans une coopérative alimentaire à Pointe Saint-Charles. C’est là que j’ai fait le lien (que je ne devais jamais perdre par la suite) entre ma foi chrétienne et l’exigence de solidarité et de justice. Je considère la coopération sociale et économique comme une voie privilégiée par laquelle les Québécois ont appris à faire des affaires en donnant priorité au bien-être des moins fortunés plutôt qu’au profit. Sur une échelle beaucoup plus grande, tout le monde connaît le succès qu’ont connu nos caisses populaires. Lorsque des pauvres se sont pris en main, on est souvent revenu à ce modèle de développement fondé sur la coopération.

L’AREQ (Association des retraitées et retraités de l’éducation et d’autres secteurs publics du Québec) dont je fais partie, a organisé cette année des rencontres de partage autour du film DEMAIN. Au mois de mars (le 21), nous visionnerons la troisième partie du film qui a justement comme thème l’économie sociale. Contactez-moi si vous désirez y participer; c’est gratuit.

C’est avec joie ce matin que au hasard de mes recherches sur le NET je tombe à ici.radio-canada.ca,  sur la section  ESPACES AUTOCHTONES, où on présente et explique l’économie sociale et un exemple d’entreprise fondée sur ce concept économique, actuellement à l’œuvre chez nos concitoyens des Premières nations. Au moment où on essaie de s’ouvrir à un modèle de développement plus humain que le capitalisme néolibéral, il est utile de voir ce qui se fait de concret et comment la volonté d’un petit groupe peut transformer la société. Pour moi c’est d’autant plus important qu’on peut y construire des ponts avec les communautés autochtones.

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C’est pourquoi je vous invite à regarder la courte vidéo qui rapporte une rencontre entre Nicole O’bomsawin et J.-Martin Aussant.

Visite ad limina des évêques

Visite ad limina des évêques

Je devrais ajouter au titre «catholiques québécois». La visite «ad limina» exige que les évêques aillent rendre compte au pape de la situation de leur Église aux cinq ans. C’est le temps de faire nos messages au chef de l’Église, François.

Des catholiques  regroupés dans un mouvement, appelé le Parvis de Québec, nous proposent d’appuyer une lettre demandant aux évêques qui nous évangélisent, nous enseignent et nous guident, d’autoriser l’Église du Québec de vivre des premières expériences d’accès de femmes au sacerdoce. 

J’ai travaillé pendant 30 ans avec plusieurs femmes en pastorale et je soutiens que si les femmes faisaient la grève actuellement, la mission d’annonce de l’Évangile serait gravement compromise dans l’Église du Québec. C’est pourquoi je vous demande, en tant que croyante et croyant en Jésus Christ, de lire la lettre et d’envoyer par courriel votre appui, si c’est votre cas bien sûr, en n’oubliant pas de donner votre adresse. N’ayez crainte, vous ne serez pas inquiété par la suite!

Je pense qu’un chrétien ou une chrétienne ne peut garder le silence devant une tradition qui n’a plus sa raison d’être ici et maintenant au Québec. Si vous avez encore un tout petit brin de foi en Jésus, faites-le maintenant: ça ne prendra  que 10 minutes de votre temps.

Pour lire la lettre d’appui sur le site du Parvis de Québec.
Envoyer un message pour signifier votre appui.
Pour tout savoir sur le combat des femmes vers la pleine reconnaissance dans l’Église, visitez Femmes et ministères.