Économie sociale

J’avais 25 ans lorsque j’ai fait connaissance avec une entreprise d’économie sociale. J’étudiais en théologie à l’Université de Montréal et j’ai côtoyé des personnes engagées dans une coopérative alimentaire à Pointe Saint-Charles. C’est là que j’ai fait le lien (que je ne devais jamais perdre par la suite) entre ma foi chrétienne et l’exigence de solidarité et de justice. Je considère la coopération sociale et économique comme une voie privilégiée par laquelle les Québécois ont appris à faire des affaires en donnant priorité au bien-être des moins fortunés plutôt qu’au profit. Sur une échelle beaucoup plus grande, tout le monde connaît le succès qu’ont connu nos caisses populaires. Lorsque des pauvres se sont pris en main, on est souvent revenu à ce modèle de développement fondé sur la coopération.

L’AREQ (Association des retraitées et retraités de l’éducation et d’autres secteurs publics du Québec) dont je fais partie, a organisé cette année des rencontres de partage autour du film DEMAIN. Au mois de mars (le 21), nous visionnerons la troisième partie du film qui a justement comme thème l’économie sociale. Contactez-moi si vous désirez y participer; c’est gratuit.

C’est avec joie ce matin que au hasard de mes recherches sur le NET je tombe à ici.radio-canada.ca,  sur la section  ESPACES AUTOCHTONES, où on présente et explique l’économie sociale et un exemple d’entreprise fondée sur ce concept économique, actuellement à l’œuvre chez nos concitoyens des Premières nations. Au moment où on essaie de s’ouvrir à un modèle de développement plus humain que le capitalisme néolibéral, il est utile de voir ce qui se fait de concret et comment la volonté d’un petit groupe peut transformer la société. Pour moi c’est d’autant plus important qu’on peut y construire des ponts avec les communautés autochtones.

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C’est pourquoi je vous invite à regarder la courte vidéo qui rapporte une rencontre entre Nicole O’bomsawin et J.-Martin Aussant.

Visite ad limina des évêques

Visite ad limina des évêques

Je devrais ajouter au titre «catholiques québécois». La visite «ad limina» exige que les évêques aillent rendre compte au pape de la situation de leur Église aux cinq ans. C’est le temps de faire nos messages au chef de l’Église, François.

Des catholiques  regroupés dans un mouvement, appelé le Parvis de Québec, nous proposent d’appuyer une lettre demandant aux évêques qui nous évangélisent, nous enseignent et nous guident, d’autoriser l’Église du Québec de vivre des premières expériences d’accès de femmes au sacerdoce. 

J’ai travaillé pendant 30 ans avec plusieurs femmes en pastorale et je soutiens que si les femmes faisaient la grève actuellement, la mission d’annonce de l’Évangile serait gravement compromise dans l’Église du Québec. C’est pourquoi je vous demande, en tant que croyante et croyant en Jésus Christ, de lire la lettre et d’envoyer par courriel votre appui, si c’est votre cas bien sûr, en n’oubliant pas de donner votre adresse. N’ayez crainte, vous ne serez pas inquiété par la suite!

Je pense qu’un chrétien ou une chrétienne ne peut garder le silence devant une tradition qui n’a plus sa raison d’être ici et maintenant au Québec. Si vous avez encore un tout petit brin de foi en Jésus, faites-le maintenant: ça ne prendra  que 10 minutes de votre temps.

Pour lire la lettre d’appui sur le site du Parvis de Québec.
Envoyer un message pour signifier votre appui.
Pour tout savoir sur le combat des femmes vers la pleine reconnaissance dans l’Église, visitez Femmes et ministères.

Comment ne pas être interpellé?

Comment ne pas être interpellé?

L’assassinat de six personnes et l’attentat sur des dizaines d’autres durant la prière du soir dans une mosquée de Québec me pousse à réfléchir sur le monde dans lequel nous vivons. Maintenant on ne peut plus parler des attentats à la vie pour raisons religieuses et/ou politiques comme un phénomène étranger au Québec. Les conflits qui ont embrasé notre planète rejoignent nos villes, notre société, pour certains notre voisinage.

Nous sommes tous en recherche d’explications. Ne cédons pas à nos instincts de peur. Nous avons bâti un consensus social basé sur la raison qu’on nomme souvent société de droits, dont les valeurs premières sont la liberté, la justice et la paix. Un attentat de cette espèce est une attaque contre les citoyennes et les citoyens croyants en ces valeurs. À cause de cela, c’est toute notre société qui est assassinée, blessée, agressée. Trouver des boucs émissaires, c’est rassurant dans l’immédiat. Aujourd’hui des musulmans sont attaqués par des fanatiques, mais je pense qu’à moyen terme d’autres groupes pourraient être pris pour cible, comme c’est arrivé dans le passé (les femmes de l’École Polytechnique, les étudiants du collège Dawson).

Utilisons la raison qui nous a guidé dans l’édification de notre société; posons-nous honnêtement la question sur les causes de cette déraison. Par exemple, est-il raisonnable de laisser circuler, au nom de la liberté, tant d’armes de tout acabit? N’est-il pas évident que les vendeurs d’armes d’assaut ont un seul objectif qui n’est pas la défense de la liberté, mais le profit des fabriquants et vendeurs? Jusqu’à quand tolèrerons-nous cette situation? Jusqu’à quand les autorités laisseront-elles faire? Si je tourne les yeux de l’autre côté ou si je me tais, est-ce que je ne deviens pas complice de ces assassinats?

Vous pouvez vous-mêmes donner d’autres exemples de folie déguisée par de fausses valeurs.